1)Magie et Science
Une très grande majorités de personnes opposent ces deux notions, qu'il soit "du côté de la science", ou "du côté de la magie". Certains toutefois considèrent que l'une comme l'autre tentent toutes deux de modéliser les lois naturelles d'une manière différente, et tentent une synthèse de ces deux modèles d'appréhension du monde et de ses fonctionnement, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients.
2)Les opposants à la magie
Ils concourent à catégoriser la croyance dans la magie comme une superstition. Les phénomènes magiques serait issue uniquement :
*d'une coïncidence fortuite en ce qui touche aux événements supposés, par le magicien ou les personnes impliquées dans les dits événements, avoir été induits par magie (voir synchronicité) ;
*de l'ignorance ou de la négation de causes physiques identifiables dans le cas de phénomènes physiques possibles mais prétendus, par les individus y ayant assisté, avoir été causés par de la magie ;
*d'un processus d'auto-suggestion, voire d'un symptôme névrotique, en ce qui concerne des phénomènes touchant à l'esprit d'une personne revendiquant l'origine magique de son état psychique.
*d'un processus de psychosomatisation dans le cas d'un individu "physiquement" affecté, et revendiquant une cause magique à cette affection. (envoûtement,bon ou mauvais sort, sortilège etc...).
3)Magie blanche et magie noireBien qu'une importante part des adeptes modernes de la Magie prennent pour une hérésie toute tentative de catégorisation, tendant souvent à dire qu'il n'existe pas différentes magies mais une seule, l'anthropologie a démontré que l'homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, de par leurs buts : la magie blanche et la magie noire (anciennement nommées "théurgie" et "goétie"). La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu'elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l'échec d'une victime (ou d'une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie. Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s'évertuent à perturber l'équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés rectifier ces troubles, ou les empêcher.
C'est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l'imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l'utilisation qu'ils font de la Magie est égoïste, et/ou cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s'ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).
Certains théoriciens modernes de la Magie ajoutent à ces deux premières branches une troisième catégorie, intermédiaire : la magie rose. Celle-ci fait référence à un usage de la Magie à des fins égoïstes (souvent amoureuses ou sexuelles, mais pas obligatoirement), impliquant en tout cas le contrôle d'une victime. Selon eux, la magie rose vise à rapporter quelque chose au magicien, tandis que la magie noire vise avant tout à maudire une personne, ne rapportant rien au praticien si ce n'est un plaisir sadique face au malheur et à la frustration que ses opérations suscitent (ou sont censées susciter) chez la victime.
4) Principes de l'action magique
La pratique de la Magie repose sur la croyance que l'esprit humain est tout-puissant sur le monde qui l'entoure et qu'une pensée déterminée, bien orientée, bien concentrée, peut se concrétiser, influer sur les choses et les êtres. Mais comment cette concrétisation de la pensée serait-elle possible ? Selon les esprits matérialistes et la plupart des savants, il s'agit d'un phénomène physiquement impossible et n'ayant aucun fondement scientifique. Selon les magiciens, un pouvoir ou une force secrète servirait de truchement entre le monde mental et le plan de la réalité physique.
La Magie est en effet présentée par ses adeptes comme l'utilisation d'un pouvoir ou d'une force pour influencer une cible donnée (le praticien lui-même, une tierce personne, une collectivité dont le magicien fait partie ou non) et les événements la concernant. Les adeptes de la Magie occidentale contemporaine définissent ainsi le rôle des pratiques magiques : mettre en action cette fameuse force ou ce pouvoir pour influencer la destinée d'une cible. La connexion peut être facilitée par des accessoires, comme les encens ou des ingrédients.
5) La connexion psychique avec la cible
D'après les théories magiques, l'opérateur doit établir une connexion psychique (ce qui serait possible au moyen de la force évoquée) avec la cible de son action. Il doit ensuite imaginer cette cible dans la situation qu'il souhaite lui voir arriver. Tout cela s'effectue bien sûr par concentration et visualisation mentale, mais les magiciens s'aident aussi de la parole (alors appelée incantation).
Cependant, l'être humain ne peut rester concentré sur le même objet bien longtemps, et la connexion psychique établie entre le magicien et sa cible - une nécessité aux yeux des adeptes de la Magie - souffre donc de fragilité. C'est pour remédier à cela que les magiciens utilisent des « objets magiques » (aussi appelés « témoins »). Ces derniers, mis en scène dans un rituel, ont pour fonction de faciliter la connexion en question, en aidant le praticien à se concentrer sur sa cible d'une part et sur l'effet qu'il désire d'autre part.
6) Divergences des cultures
Il est intéressant de voir que le mode opératoire diverge selon les cultures : les magiciens de certaines traditions privilégieront des pratiques qui se verront négligées dans d'autres. Par exemple, les pratiques magiques propres aux sociétés dites "primitives", ou celles jadis très répandues dans les milieux ruraux européens, usent beaucoup de dagydes et autres effigies, et ne recourent pas aux témoins d'action. En revanche, dans les traditions magiques occidentales où le symbolisme tient une grande place, les adeptes ont coutume de mettre en jeu les correspondances hermétiques à travers l'emploi de témoins d'action (bougies, encens, etc.).